Sophrologie : bilan après 5 séances

Suite de notre première visite dans l’école où le bien-être a été fixé comme priorité : cette semaine, tous les élèves vivent leur 5ème séance de sophrologie. Les CM1-CM2 témoignent ; l’enseignante, Valérie, précise ses attentes.

Premier constat : globalement, les 26 élèves de la classe disent percevoir nettement les bienfaits des exercices proposés par Dominique : 25 élèves sur 26 affirment qu’ils se sentent « plus détendus, dans leur tête et dans leur corps », à la fin de chaque séance. Tous sont d’accord avec un camarade, Romain, qui se dit « calme », à l’issue des séances. Un élève, Brieuc, apporte cependant un avis plus nuancé : « On ne savait pas trop ce que c’était, la sophrologie. Et on ne fait pas le lien avec le sport ».

Certains élèves témoignent du fait qu’ils ont déjà intégré quelques exercices de respiration pour se recentrer et se détendre. L’exercice « mains sur le ventre » pour situer la respiration ventrale (ou les mains posées sur les côtes ou le thorax pour situer les deux autres niveaux) est même devenu une habitude pour certains. Une élève raconte qu’elle pratique la respiration abdominale quand elle ne parvient pas à s’endormir. Noah témoigne du fait qu’il se recentre sur sa respiration avant ses séances d’escrime. Et Hugo, qu’il fait le lien entre la sophrologie et le travail mené avec son orthophoniste.

Cela étant, un seul enfant fait déjà le lien avec le travail de classe : « Quand je rentre de récréation, je mets ma main sur mon ventre et je fais attention à ma respiration », raconte Andy.

Quant à Valérie, l’enseignante, elle observe : les bienfaits immédiats des séances de sophrologie sont clairs, mais elle n’évalue pas encore leurs effets en classe : « Nous disposons d’à peine 15 minutes au retour de la séance, donc on ne peut pas se rendre compte des impacts sur les apprentissages qui suivent. Et l’après-midi, nous avons un temps de décloisonnement, donc je ne peux pas dire que les élèves sont plus détendus. Je pense que nous ne faisons pas suffisamment de liens avec la classe, même si Dominique (la sophrologue) le leur dit bien. »

Ce premier bilan permet donc, d’une part, de confirmer l’intérêt de la sophrologie adaptée à des élèves de maternelle et de primaire pour leur apprendre à se centrer, s’apaiser ; mais il pose aussi la question du lien attendu entre la séance elle-même, et le travail de classe. De fait, Dominique interviendra au sein des classes pour la dernière séance programmée.

A suivre !…

Voici quelques photos de la 5ème séance de ces élèves. Rires partagés (avec l'enseignante aussi), et exercice d'écriture de mots doux. 

Valérie, l’enseignante, participe à l’atelier : temps partagé (et savouré) ensemble.



Chercher les qualités de ses camarades et les exprimer : un exercice inhabituel qui apprend à cultiver les pensées positives.

L’expression des visages témoigne des bienfaits de l’exercice.


 

Les observations de la sophrologue

« Leur corps leur permet de se recentrer, même chez les tous-petits. »

5 séances pour chaque groupe à son actif, Dominique, la sophrologue, fait le point.

« Je me sens très bien dans le travail avec ces enfants. DSC_1062J’essaye de transmettre un maximum de choses pour qu’ils se relient à leur corps, pour qu’ils se connectent à leurs émotions. En groupe, je travaille habituellement avec des lycéens. Je ne vois pas beaucoup de différences avec ces plus jeunes élèves, si ce n’est que je fais des séances plus ludiques et moins de temps de pause. Les lycéens sont plus dans la retenue, et ils sont déjà plus « dans leur tête ». Il faut adapter, de toutes les façons. Même pour une même tranche d’âge, je ne fais pas la même chose en fonction des groupes : pour certains, les déplacements créent un débordement d’énergie trop grand. Et pour tous, nous travaillons notamment l’attention ; leur corps leur permet de se recentrer, même chez les tous-petits.

Pour ce qui est de la collaboration avec l’équipe des enseignantes, je les sens unies et je ressens leur bienveillance quant au travail que je propose. Elles se laissent aller à la découverte. Après quelques semaines, je constate leur adhésion, même s’il y a des séances plus ou moins centrées selon les jours et selon les groupes. Je remarque aussi une adaptation de leur positionnement : au début, beaucoup essayaient de « tenir » leur classe. Progressivement, il y a une forme de lâcher-prise, tout en gardant leur rôle d’enseignante. Cela étant, je constate aussi que cela a été bénéfique de permettre aux uns et aux autres d’exprimer le plaisir d’être ensemble. Cela dit, je fais tout cela avec mes petits moyens… Il faut rester humble. »

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